Construction RDC : 500 millions Usd requis pour urbaniser les principales villes
Une étude évalue à près de 500 millions de dollars américains échelonnés sur trois à quatre ans, les crédits nécessaires pour faire face aux besoins fondamentaux de principales villes de la République démocratique du Congo, pour la réhabilitation des voiries, la lutte antiérosive, le transport urbain, l’assainissement, la viabilisation des parcelles, l’élaboration des plans de développement. Ces défis, si colossaux soient-ils, ne sont pas insupportables au regard des objectifs de développement de la RD Congo, ainsi que de la volonté affirmée par le chef de l’Etat.
M. César Lubamba Ngimbi, ministre de l’Urbanisme et Habitat, a adressé un message, à l’occasion de la Journée mondiale de l’Habitat 2011. La RD Congo a choisi comme sous-thème « Améliorer le bien-être des habitants des quartiers précaires», dans l’objectif d’une planification concertée prenant en compte la participation et les préférences des populations.
Pour résorber la prolifération des bidonvilles et réduire les inégalités dans les villes et cités, le ministre pense qu’il faut innover un modèle de gestion urbaine participative associant des communautés de base à la prise des décisions concernant les actions à mener. Celles-ci devraient prendre en compte leur culture, leur mode de vie et les conditions environnementales propres à chaque milieu, en vue de répondre aux cinq mesures suivantes à prendre telles que recommandées par les Nations unies. Il s’agit d’améliorer la qualité de vie, investir dans le capital humain, encourager des opportunités économiques durables, améliorer l’intégration politique et promouvoir l’intégration culturelle.
César Lubamba a aussi cité des études récentes qui avaient évalué à près de 500.000.000 dollars américains Usd échelonnés sur trois ou quatre ans, les crédits nécessaires pour faire face aux besoins fondamentaux de principales villes du pays, pour la réhabilitation des voiries, la lutte antiérosive, le transport urbain, l’assainissement, la viabilisation des parcelles, l’élaboration des plans de développement urbain. « Ces défis aussi colossaux soient-ils, ne sont pas insurmontables au regard des objectifs de développement de notre pays, de la volonté affirmée du chef de l’Etat, ainsi que du gouvernement de la République et la prise de conscience de nos populations y compris rurale, pour l’amélioration de leurs conditions de vie; et l’assainissement des milieux urbains, conformément aux dispositions de l’article 48 de notre Constitution », a indiqué le ministre. Avant de souligner que la volonté affichée de l’Etat, initiateur des « 5 chantiers de la République », et sa détermination sont perceptibles à travers les actions de rénovation urbaine qu’il mène dans les centres urbains et le Congo profond dont l’enjeu est de maintenir et consolider la stabilité sociale, améliorer les conditions de vie et avancer vers les Objectifs de Développement du Millénaire et réduire le déficit en matière de logement.
LES ASSURANCES DU MINISTRE
Pour le ministre, la ville de Kinshasa et le Congo profond seront témoins de cet effort de planification et de reconstruction à travers les projets de construction de logement entrepris par le ministère de l’Urbanisme et Habitat en partenariat avec les investisseurs privés dans le cadre du partenariat public-privé en grise de début de réponse au sous-thème de cette journée « Des villes propres pour de meilleures conditions de vie ».
Pour ce faire, il a brandi quelques projets qui sont déjà en gestation à Kinshasa, comme la construction de 1.000 unités de logement à l’ex-pépinière de Bandalungwa et à la Fikin par des entreprises chinoises; la construction de 3.000 unités de logement par l’entreprise coréenne AFCO; la construction de deux tours de vingt-huit étages à la Gare centrale et d’un hôtel de luxe en face du ministère des Affaires étrangères par le Groupe Rakeen; la transformation de l’ex-immeuble CCIC en Hôtel 5 étoiles; la construction d’une nouvelle Cité sur le Fleuve; la construction de 4.002 unités de logement à côté de Kibomango par la société SAFRICAS, ainsi que la construction de 4.100 unités de logement réparties sur treize villes du pays par le gouvernement de la République. Ceci, parce que l’idéal est de doter les Congolais de meilleurs logements pour des conditions de vie décentes.
TOUT CONGOLAIS A DROIT A UN LOGEMENT DECENT
A travers le thème de cette année, les Nations unies interpellent les pays membres en général, et la RD Congo en particulier, à réfléchir sur l’obligation qui leur incombe de garantir les droits fondamentaux des citoyens à disposer de logements décents, sur des sites viabilisés, dans des villes urbanisées, et en même temps la création de villes meilleures. Ceci, parce que la population a besoin des routes bien tracées, des parcelles bien délimitées, des maisons construites selon les normes exigées et dans des endroits appropriés, d’équipements et institutions scolaires et sanitaires bien localisées, de terrains sportifs et marchés biens aménagés, de réseaux de distribution d’eau et d’électricité suffisants.
Bref, une urbanisation saine respectueuse des normes environnementales, une organisation fonctionnelle et structurale planifiée, car sans planification urbanistique, aucune ville ne peut offrir des conditions de vie décentes à sa population.
TIRE DU JOURNAL L’AVENIR (KINSHASA)
Le Potentiel du 06.10.11